lundi 12 octobre 2015

Courte réflexion sur mes zones d'ombre...

Courtes réflexion d'un lundi soir...

Pour continuer ma réflexion sur mes zones d'ombre, je me suis fais la remarque que je n'appréciais pas certaines personnes, lorsqu'elles donnent des leçons... J'en déduis donc que j'ai en moi une capacité à pouvoir être aussi donneuse de leçons...

Je sens en moi un baromètre interne, qui m'alerte très vite lorsque je prends cette attitude. Je ne l'entends pas toujours tout de suite et il m'arrive de partir billet en tête.

Pourtant je reconnais que mes signaux intérieurs marchent très bien. Ils m'indiquent clairement lorsque je ne suis pas ajustée à moi-même, à qui je suis profondément.  

Cette zone d'ombre dont je vous parle, est une zone où je peux m'améliorer, et où je peux progresser. Je la différencie d'autres zones où je pourrais seulement m'assouplir, et qui resteront des zones fragiles... Je les accepte volontiers, et la progression que je peux effectuer est sur la projection que j'en fais... Ces zones d'ombre sont les miennes, j'en suis actrice et responsable, et je n'ai pas à accuser mon interlocuteur de quoique ce soit...

Je reconnais et j'accepte que je ne pourrais pas éradiquer toutes mes zones d'ombre... Je suis imparfaite et c'est parfait ainsi...mantra toujours bon à répéter...



jeudi 8 octobre 2015

Nous sommes des "chercheurs de lumière", n'ayons pas peur d'aller à la rencontre de nos zones d'ombre...

"Listez les défauts que vous détestez et les mots qui vous blessent : leur charge émotionnelle est révélatrice." Je viens de lire cette phrase dans toujours le même article, concernant nos ombres, que je vous ai partagé mardi... 

C'est un tâche bien difficile que de regarder en face ses zones d'ombre... Bonne nouvelle, nous sommes tous logés à la même enseigne ! La proposition qui nous est faite dans cet article, est de commencer par lister ses défauts...vous savez, ceux qu'on déteste ! Ceux dont parfois nous avons honte !

Mais si nous y arrivons, il semble que c'est le contraire de ce que nous craignons, qui advient ! On récupère une énergie qui se met alors au service de la vie. 

"Je ne mérite pas qu'on m'aime", "Je ne vaux rien", "J'ai un problème"... Ces croyances conscientes ou inconscientes, nous poussent à porter un masque pour camoufler nos zones d'ombre ; mais plus encore, elles nous mettent en échec. Avec compassion, La part d'ombre du chercheur de lumière offre une exploration profonde de notre âme. " Aussi longtemps que nous continuerons à cacher, travestir et projeter ce qui est en nous, écrit Debbie Ford, dans son livre : "La part d'ombre du chercheur de lumière, Recouvrez votre pouvoir, votre créativité, votre éclat et vos rêves", nous n'acquerrons pas, la liberté d'être, ni la liberté de choisir."

Savoir me regarder en face avec compassion, me permet d'accepter que je suis un être habité par mes ombres et par mes lumières. Je cesse de fuir, de projeter sur l'autre, d'avoir peur... Comme je vous le dis souvent, j'ai tout en moi, mon prochain est comme moi. Offrons nous des regards de compassion pour nous-même, et nos regards seront plein de compassion pour l'autre...

Joli et doux week-end à chacun(e) de vous mes cher(e)s Ami(e)s cheminant et à lundi.

Article publié mardi sur ma page Facebook : http://www.inrees.com/articles/mettre-sa-part-ombre-a-la-lumiere/

mercredi 7 octobre 2015

À propos des zones de lumière que chacun(e) de nous porte en lui...

Je poursuis mon billet d'hier soir concernant la quête des indices à récolter afin de me connaître mieux, et ainsi être moins dans le jugement...

En parlant de lumière, je me dis que lorsque j'exprime à l'autre des compliments, une admiration...là aussi ce sont des indices qui m'en disent long sur moi. J'ai aussi en moi ce que j'admire chez l'autre, en germe, pas forcément encore amené à la lumière...

Me savoir comme l'autre non limitée à mes ombres, est une occasion d'alimenter positivement mon estime de moi...toujours bon à prendre, Lady Bibi pouvant être fragile en la matière...si, si...

Le dévoilement de mes zones de lumière, particulièrement celles que je ne connais pas encore, sont l'occasion d'aller à la rencontre de ce qui doit encore fleurir... Je ne peux pas admirer quelque chose chez l'autre sans en porter le germe chez moi. Je ne peux pas admirer ce qui m'est inconnu, car je ne pourrais pas le voir si je ne le connaissais pas un tant soit peu...

Reprenons l'exercice d'hier. Cette fois-ci, je pense à une personne que j'apprécie. Je suis sensible à sa capacité à être authentique. Elle arrive à être dans l'essentiel et la profondeur chaque fois que je me trouve en sa présence. Sa capacité d'écoute et son non-jugement me touche profondément...

Cela signifie donc que j'ai en moi l'authenticité, la profondeur, le non-jugement... Et là je m'arrête un instant... Il m'est si difficile de me reconnaître des qualités... Je sais bien intellectuellement que j'en ai... Souffrance encore présente, de ce qui m'a manqué durant mon enfance... Je reconnais que cet exercice m'aide profondément...

Je réalise ainsi combien il m'est plus difficile de partir à la recherche de mes zones de lumière que d'accepter mes zones d'ombre...

Je vous encourage à le faire... Vous me direz ! Sur ce Lady Bibi va continuer la digestion en douceur des fruits de cet exercice... Douce nuit ! 



Quand je parle de l'autre, je parle plus de moi...

Je viens d'entendre cette phrase : "Ce que Pierre pense de Paul, en dit plus sur Pierre que sur Paul"... Chaque fois que je parle de quelqu'un, cela m'en dit long sur moi... 

En effet lorsque je parle de quelqu'un je le fais à travers ma propre grille intérieure de lecture. Celle-ci s'étant construite à partir de mon histoire, à partir des valeurs que l'on m'a transmises... Le jugement que je porte alors, a tous les ingrédients des jugements que je me porte...

Je repars avec ma loupe et je fais mon Sherlock Holmes perso. J'utilise ces jugements pour en apprendre plus sur moi, sur mes ombres et mes lumières... Il n'y a pas d'ombre sans lumière, il n'y a pas de lumière sans ombres...

Toutes mes réactions sont des perles de connaissance de moi... Enquête à suivre, indices à ramasser, des éléments qui enrichissent ce chemin intérieur... 

Voici un exercice que je vous propose de faire et que j'ai découvert lors d'un enseignement de Jean-Jacques Crévecoeur. Il consiste à faire une liste des personnes qui nous énervent en listant les comportements (et non les jugements) qui produisent sur nous un rejet ou qui nous mettent en colère. Faire la même chose avec des personnes dont nous sommes élogieuses lorsque nous en parlons (là encore à propos d'un comportement).

J'ai donc pensé à une personne qui m'énerve particulièrement. Je trouve que cette personne coupe la parole à ses interlocuteurs avant qu'ils aient terminé de parler. J'ai ainsi réalisé que je pouvais avoir envie de couper la parole à quelqu'un car je cherche plus à dire ce que je pense, plutôt que de l'écouter, mais que je ne m'autorise pas toujours à le faire. Ne pas le faire n'empêche pas de l'avoir pensé...

Donc je porte en moi l'impatience et la tyrannie de mon ego (vous savez le fameux : et moi, et moi, et moi...). Me voilà mise en face de certaines de mes ombres... Lady Bibi tu portes en toi ce que tu abhorres chez l'autre... Tu n'as rien de mieux qu'elle, tu es comme elle...

Je continuerai demain sur la part de lumière. Lady Bibi va digérer la vision de ses ombres... À demain mes cher(e)s Ami(e)s cheminant... Douce soirée... 



lundi 5 octobre 2015

Réflexions sur le cheminement intérieur...

Cheminer intérieurement est le chemin de toute une vie... C'est un chemin exigeant, c'est un chemin jalonné de perles, mais aussi de désillusions... Sortir de ses illusions est une sortie nécessaire pour aller vers soi...

Débroussaillement, dépouillement, des chemins de désencombrement... Ce n'est pas rajouter, c'est enlever et je le sens de plus en plus au fond de moi, malgré quelques rechutes...qui d'ailleurs confirment mon intuition première...

Mon chemin est exigeant sans exiger quoique ce soit de moi... Je m'explique : mon cheminement spirituel et personnel s'impose à moi, et c'est en cela qu'il est exigeant, par contre il n'attend pas quelque chose de moi, j'ai juste à le parcourir de plus en plus à l'écoute de mes signaux internes...

Et c'est la joie qui me rejoint alors, vous savez celle dont je vous ai déjà parlée... Joie comme critère de discernement... Mais pourquoi avons-nous brouillé tout cela par notre éducation familiale et scolaire et sociétale...etc... Et nous recommençons de génération en génération, n'arrivant que très peu à cesser la répétition...

Lente maturation nécéssaire à l'homme... Le temps étant quelque chose de tellement relatif... Qu'est-ce que le temps d'une vie ramenée à l'univers, et en même temps c'est ce temps que nous avons pour cheminer...

Alors oui, j'utilise ce temps pour continuer la quête intérieure, celle qui me permet de mieux me connaitre, de mieux connaitre l'autre, miroir de moi-même... Car en chacun tout est contenu, le bon et le moins bon, le beau et le moins beau... 

Cheminante, je chemine et j'avance confiante et reconnaissante pour les pas faits un à un, lentement mais sûrement... 



vendredi 2 octobre 2015

Utiliser la joie pour m'aider à prendre une décision...

Il est des jours où des décisions doivent se prendre, où des lieux doivent se quitter car ils ne m'apportent pratiquement rien, et je n'ai pas le sentiment d'y apporter quelque chose... Je me pose alors la question : est-ce que ce lieu te donne de la joie ? As-tu ta place ici ?

Ma réponse est non, elle me saute aux yeux. Elle ne remet pas en cause le lieu. Il a sa raison d'être, et je ne parle que de mon ressenti... 

D'ailleurs cela n'a rien à voir avec le lieu en lui-même, cela n'a à voir qu'avec mes choix, mes centres d'intérêt... Cela m'oblige à clarifier ce que je souhaite, et c'est un excellent exercice pour moi. J'écoute mes émotions, je me montre attentive aux messages qu'elles m'envoient...et j'entends clairement, ce que je n'arrivais pas à me formuler...

C'est fou le temps qu'il me faut parfois, pour entendre ce que me dit ma petite voix intérieure... Mais j'y arrive de mieux en mieux. Le critère de ce qui me met en joie, devient un bon critère pour moi...

La joie n'est pas un état béat... La joie apporte de la paix et de la présence entière à l'instant présent. Lorsque je suis quelque part et que je souhaiterais être ailleurs, la joie n'est pas au rendez-vous... Lorsque je suis heureuse d'être où je suis, je me remplis de cette énergie donnée dans l'instant et qui m'apporte paisibilité et joie... Sentiment d'être à ma place...

Un jour j'ai lu cette phrase dans une interview d'Alexandre Jollien à propos de son livre : "Petit traité de l'abandon" : "Cependant, la joie, pour moi, est essentiellement liée à la liberté intérieure. Elle annonce, comme le disait Bergson, que la vie gagne du terrain." 

Et oui c'est exactement ce que je ressens, que la vie gagne du terrain en moi quand j'utilise le signal de la joie... Ma liberté intérieure elle aussi s'agrandit, si je dis des "oui" qui me mettent en joie et des "non" lorsque la joie n'est pas au rendez-vous...

Le route continue avec ses petits cailloux semés sur mon chemin de vie, afin de m'aider à discerner... Merci la vie !

Je vous souhaite un joli week-end à l'écoute de ce qui vous met en joie, mes cher(e)s Ami(e)s cheminant... Je vais en faire de même... À lundi ! 





jeudi 1 octobre 2015

Rien que pour aujourd'hui... Saveurs d'automne...

Il est des jours où simplement la douceur de vivre m'habite. Je ne cherche pas midi à quatorze heures... Je suis tout simplement...

Être tout simplement, ne serait-ce pas ma vocation première en arrivant sur la terre... Je ne cherche pas alors, à correspondre à l'attente de quiconque. J'écoute, je regarde, j'entends, je savoure...

Cet été indien qui nous est offert en ce moment, je le reçois comme un cadeau... Je regardais des canards tout à l'heure qui se prélassaient sur une petite île. Certains se sont levés et sont allés se baigner... Ils étaient simplement dans l'instant... Sans se préoccuper d'hier, ni de demain, vivant instant après instant, la douceur du temps...

N'est-ce pas l'état dans lequel je peux me donner la permission d'être ? Juste pour un instant... Et me reviennent ces phrases d'un poème de la petite Thérèse de Lisieux : 
"Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère 
Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit 
Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t’aimer sur la terre 
Je n’ai rien qu’aujourd’hui !…" 

Alors je peux dire oui à mon aujourd'hui, minute après minute, échappant quelques instants aux peurs du lendemain... Peurs laissées au bord du chemin, me sentant légère comme une feuille d'automne qui vole dans le vent...

Je m'assieds dans notre belle nature, observant les changements des couleurs, admirant les déclinaisons de rouge et d'or, dont chaque arbre se pare... 

Dieu que la nature est belle ! Je suis pleine de gratitude...tout simplement..