mercredi 9 septembre 2015

Que ferais-tu si tu n'avais plus peur ?

"Que ferais-tu si tu n'avais plus peur ?" Nassrine Reza pose cette question dans son livre "La Nutri-émotion". Les questions que je m'étais posées jusqu'alors, étaient plutôt : pourquoi ai-je peur si souvent ? De quoi ai-je peur ? Mais je n'avais pas réfléchi à ce que je pourrais faire si je n'avais plus peur...

Si je n'avais plus peur :

Je pourrais voyager et aller à la rencontre des différentes spiritualités qui existent en ce monde. Je chercherais des maîtres spirituels, afin de les écouter et apprendre par leurs enseignements. 

J'oserais plus défendre mes idées et le monde auquel je crois afin de bâtir avec d'autres un monde fait de paix et de tolérance, de respect des différences...

Je partirais faire un tour du monde à la rencontre des habitants de cultures très différentes de la mienne, afin de parler avec eux, de les écouter me raconter leur manière de vivre...

Je cesserais de m'inquiéter de demain pour les miens...

J'oserais dire ce que je pense sans craindre d'être rejetée...

La peur est sclérosante et elle me fait partir vers des croyances qui ne sont pas rigolotes du tout... Je choisis d'essayer de ne pas suivre ses augures d'un lendemain terrible... Je me rappelle un des accords toltèques qui est "ne fais pas de suppositions"... Et bien je l'applique aussi concernant les prévisions sur le futur...

Je reviens à l'ici et maintenant dont je vous parlais hier, celui où tout est là et juste là... Et vous, si vous n'aviez plus peur, que feriez-vous mes cher(e)s Ami(e) cheminant ? 



lundi 7 septembre 2015

Instant présent vécu dans la présence à l'instant...

Je marchais dans la rue tout à l'heure et j'essayais de m'ancrer dans ma marche, c'est à dire de ralentir le pas, de prendre conscience de cette marche, un pied après l'autre... Je réalisais alors que plus j'étais là, et plus mon regard s'élargissait.

En effet, si je reviens au présent, je vois les visages des passants que je croise. Chaque fois qu'un jugement sur une personne croisée me vient, je quitte le présent. Et là j'étais juste là, sans jugement, présente...

C'est curieux de voir que lorsque je juge, je ne suis plus ici, je suis ailleurs dans un pays imaginaire avec ses critères, ses croyances, ses comparaisons... Bref un pays peu clément... 

Mes atterrissages dans ce pays sont juste des escales passagères, des visites que je n'effectue plus autant qu'avant... Je sais que se sont des impasses qui ne mènent nulle part. Donc autant les fuir...

Je reviens ici et maintenant, là où tout est là, tout simplement... J'entends mon calme intérieur, ce lieu qui existe toujours mais que je ne peux contacter que lorsque je me mets à son écoute dans le moment présent...

Les minutes qui s'écoulent, m'offrent alors toute leur puissance... Je n'ai pas besoin de dire comme Lamartine : " Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez votre cours". Le temps est plein, les heures sont vécues... 

Il me faudra y penser chaque fois que mon pas accélère sans raison...et je sais bien que je repars très vite dans ce travers... Mais bon, ce qui est vécu, l'est vraiment vécu, donc une expérience s'imprègne en moi, à moi de m'en souvenir... 



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Pour moi l'homme n'est pas un loup pour l'homme...

L'homme n'est pas un loup pour l'homme, telle est ma conviction... Je n'adhère pas aux discours qui parlent de l'homme en des termes durs et sévères... J'entendais Pierre Rabhi dire que ce sont les valeurs de collaboration et non de compétition qui caractérisent le plus l'être humain dès son origine.

Il me semble que lorsqu'on ne se met pas en compétition avec l'autre, tombent alors d'eux-mêmes, un certain nombre de jugements. J'ai du mal à adhérer aux discours sur une saine émulation dont peut sortir une certaine compétition... 

Je me sens plus heureuse lorsque j'effectue un travail de collaboration, et chez moi la compétition tue tout enthousiasme et coeur à l'ouvrage. 

D'autre part lorsque je rencontre quelqu'un pour la première fois, je fais le choix de porter mon regard sur ce qu'il a de beau. Je reste sur cette impression jusqu'à preuve du contraire. J'ai le sentiment ainsi de poser sur lui un regard fait d'optimisme et de réalisme. 

Ce que je veux dire c'est que je peux avoir le choix de mon premier regard sur un ou une inconnu. Je choisis d'offrir d'abord un accueil bienveillant et quand je regarde en arrière, je me rends compte que majoritairement, j'attire ainsi à moi de belles rencontres. 

J'ai aussi côtoyé des personnes malveillantes, mais pour être honnête, elles sont largement minoritaires... Je le sens assez vite par une tension ressentie dans mon corps. Je m'en éloigne rapidement, choisissant de ne pas prolonger le contact. 

Je me sens responsable de mes regards, de mes choix d'aller vers les travaux de collaboration...et cela est bon pour moi ! 



vendredi 4 septembre 2015

Être "juste soi", qu'est-ce que cela me dit ?

Que veux dire : "juste être soi" dont parle Alexandre Jollien dans son "Petit traité de l'abandon"... Cela m'a amené à réfléchir sur deux choses : être soi et le mot "juste" dans ce contexte...

Être moi : pas si simple... Se connaître est un chemin dont je vous parle souvent...chemin non linéaire... Il peut être sinueux, tortueux, comme il peut être simple et paisible... Le chemin reflète mon paysage intérieur à un instant T... Jamais figé, toujours en évolution...

Il me semble que ma manière d'être moi, est à cette image : portant les états différents qui me caractérisent, simple et complexe à la fois, jamais dans la tiédeur... 

Accepter d'être moi c'est accepter cette parfaite imperfection de l'être que je suis, et c'est aussi reconnaître que je n'en connaîtrais pas tous les mystères... 

C'est là que le mot "juste" intervient. Il vient me proposer de ne pas en rajouter, de simplifier, de cheminer sans compliquer la route... Cela ne m'empêche pas de prendre des chemins de traverse... Cela me demande d'avancer avec fidélité à moi-même et juste cela... Simple ! Non, pas si simple du tout...

Être dans la justesse me demande de laisser tomber les fioritures, les distractions, les apparences...pour chercher qui je suis en profondeur... 

Je terminerai par le verbe "se tendresser" inventé par Isabelle Padovani, me semble-t-il... Oui ! Tendressons-nous vraiment en étant juste nous-mêmes mes cher(e)s Ami(e)s cheminant. 

Je nous souhaite un joli week-end dans la tendresse de nous à nous, et alors nous en sèmerons autour de nous... À lundi ! 



jeudi 3 septembre 2015

Quitter le couple amour-inquiétude pour aller vers celui de l'amour-confiance...

Aimer quelqu'un dans ma famille a souvent été associé à "se faire du souci". On signifiait l'amour qu'on se portait lorsqu'on se manifestait par l'inquiétude qu'on se faisait, pour l'un d'entre nous, quand celui-ci avait un problème...

Je n'en ai pris conscience que assez récemment. Cela m'a permis de comprendre que mes parents n'ont pas su me dire qu'ils m'aimaient, mais qu'ils me le manifestaient ainsi. Je ne leur en ai d'ailleurs jamais voulu car au fond de moi, je me savais aimé...

Par contre inconsciemment j'ai souvent dit et je le dis encore, à mes enfants que je les aime, mais j'ai aussi transmis cet amour-inquiétude... Et oui ! Il m'a fallu du temps pour prendre conscience de cela.

Aujourd'hui je souhaite rompre avec cet amour-inquiétude pour aller vers l'amour-confiance... Confiance en eux et leurs capacités, confiante dans les cadeaux que la vie leur réserve. Il me semble que j'alimente alors l'univers, d'une énergie plus paisible et que je contribue à leur envoyer des ondes positives...

Ce n'est que ma croyance ! Je quitte ainsi un côté qui me semble quelque peu ressembler à de la superstition, que si je cesse de m'inquiéter pour eux, les malheurs pourraient s'abattre ?!?! Entrer dans la confiance est pour moi générer de une bulle d'amour pour chacun d'eux... 

Et pour l'avoir expérimenté à plusieurs reprises, lorsque je suis dans cette disposition intérieure, alors j'attire des synchronicités qui m'étonnent toujours... 

Donc je choisis mes pensées, ce sont les miennes, et l'amour-confiance peut s'installer en moi ! À moi de les arroser afin qu'elles fructifient et qu'elles en génèrent plein d'autres dans le même sens ! 



mercredi 2 septembre 2015

Accueillons nos fragilités...

Apprendre à accueillir nos fragilités nous dit Frédéric Lenoir dans "L'Âme du monde"... Nous en avons tous ! Elles nous font nous sentir frères et soeurs en humanité.

Aimons-les plutôt que de résister contre elles, plutôt que de les refouler, plutôt que de les détester... Elles font parties de nous... 

Une de mes grandes fragilités est d'être sensible au regard de l'autre. Quand je prends conscience d'un moment où je suis en train de réagir en fonction de celui-ci et non en fonction de ce que j'aimerais faire, je me regarde avec plus de douceur qu'avant...

Oust ! Dehors les jugements ! Et oui, Lady Bibi, tu es encore sensible à ces regards que tu interprètes, à qui tu prêtes des intentions... Drôle d'expression que de dire : je te prête une intention... Va-t-on me la rendre ?!?! 

Nous ne serons jamais des êtres parfaits... Nous aimer avec ces fragilités fait partie du chemin spirituel. Il me semble si important de nous accueillir avec ces failles... Nous pouvons alors comprendre que celui que je croise, est comme moi, compagnon de ma route sur cette terre...

Le travail intérieur pour labourer ma propre terre, est un vrai travail pour aller à ma rencontre. Car au fond qui je suis... Pas évident ! Surtout pas un chemin vers l'égocentrisme, mais plutôt un lieu de rencontre de ce que chacun porte en lui de plus archaïque, c'est à dire un petit bout de l'humanité... 

C'est la raison pour laquelle je crois que plus je me connais et plus je reconnais en l'autre un compagnon en route lui aussi... Serait-ce un croyance ? Probablement, et c'est la mienne ! 



mardi 1 septembre 2015

Quand je prends conscience de mes peurs et de mes croyances, alors je peux les changer...

C'est la rentrée pour les écoliers, collégiens et lycéens en France ! Rentrée des classes, nouvelle année scolaire qui s'ouvre ! Du nouveau, du connu ou de l'inconnu, du mouvement...

Mon cheminement avec vous reprend doucement mais sûrement. Ma réflexion du jour porte sur mes peurs et mes croyances qui me limitent dans la vie. C'est tellement ancré en chacun(e) de nous qu'il nous est parfois difficile de les voir.

La première chose est de s'observer, se questionner et amener à la conscience ce qui est de l'ordre d'une peur ou d'une croyance... 

Lorsque j'étais enfant j'ai souvent entendu : tu es velléitaire... Un mot compliqué pour une enfant mais j'ai vite compris le sens... Cela signifiait pour moi que je n'étais pas capable d'aller au bout de ce que j'entreprenais.

Je l'ai inscrit en moi comme une vérité absolue. J'étais comme cela... Il m'a fallu du temps pour réaliser que ce message avait été incrusté en moi... Prise de conscience ! Conscience que c'était le regard de l'autre, qu'il me parlait de sa façon de voir les choses, mais que cela ne me définissait pas...

Croire que j'étais velléitaire était une croyance dont je connaissais l'origine... Cela m'a empêché d'avoir suffisamment confiance en moi pour entreprendre certaines choses. 

En prendre conscience, en comprendre l'origine, me permet aujourd'hui de me dire que je ne suis pas velléitaire...que j'ai des craintes et des peurs qui me limitent...mais que par contre je peux remplacer ce message par un autre : tu vas y arriver, tu en es capable, etc...

Partir effectuer une retraite cet été, dans un lieu inconnu, avec que des personnes inconnues...que des sorties de ma zone de confort ! Oui je suis fière d'y être arrivée ! Oui je recommencerai, confiante dans mes capacités ! 

Faire face à ses peurs et ses croyances plutôt que d'être dans l'évitement...oui c'est cela être vivant !