lundi 16 novembre 2015

Unis dans la peine...

Je n'arrive pas à repartir dans le cours de ma vie, même si bien sûr celle-ci continue... J'accepte pour le moment d'être dans cette tristesse profonde... Je la traverse... 

Il est normal de ressentir de la peur, de la peine, de la tristesse...après les évènements qui se sont déroulés en France vendredi dernier... À travers le monde se déroule aussi des évènements tout aussi dramatique... Je me sens habitée par la même tristesse pour chacun d'eux.

Je lis différentes choses, que je sélectionne sur Facebook, n'arrivant pas à m'en décrocher... J'analyse mon besoin comme un besoin de proximité, de solidarité, de partage...de toute cette peine immense que je sens... 

J'y lis que la couverture médiatique n'est pas la même suivant les pays où se déroulent ces drames. C'est vrai... J'espère que cela va changer. Je le réalise et j'en prends encore plus conscience aujourd'hui. Je partage dans mon coeur, cette peine infinie de mes semblables à travers le monde, qui perdent un être cher... J'ai tant de peine pour ces vies fauchées en plein vol, partout où de telles atrocités sont commises...

Je ne veux pas que cela rajoute de la division à la peine. Si ce qui s'est passé vendredi ouvre nos yeux et notre coeur, aux autres détresses sur notre terre, je souhaite que cela nous rapproche dans le fait que nous sommes frères et soeurs en humanité, plutôt que de chercher à nous éloigner les uns des autres...

Je choisis de tourner mes regards, mon coeur vers la lumière, celle de ces gestes d'amour et de paix qui se sont manifestés dans tous les lieux à travers le monde où des attentats ont été commis... 

J'espère et je choisis de porter mes yeux vers mon espérance et ma croyance que nous sommes bien plus nombreux dans le monde, à poser des actes d'amour et de paix que des actes de mort.

Je ne publierai pas de billet demain. J'ai besoin de me retrouver dans le silence. Je m'unis à ceux parmi vous qui sont dans la peine. Je sais que ceux qui me lisent sont dans différents pays à travers le monde. Je pense à vous et je vous serre fort contre mon coeur mes très cher(e)s Ami(e)s cheminant.






samedi 14 novembre 2015

Infinie tristesse face aux attentats hier à Paris...

Je suis si triste... Les évènements qui se sont déroulés hier, m'ont sidérée... Je pense aux victimes... Je pense à leurs familles... 

Je pense à chacun(e) de nous qui sommes si bouleversés...

Je traverse d'abord ma peur...ma tristesse...mon incompréhension... Je reconnais et j'accepte ces états intérieurs si durs... Ils ne sont rien à côté de ceux traversés par ceux qui souffrent en leur chair...

Cela me fait côtoyer mon impuissance et en même temps ma petite voix intérieure veille... Elle me dit de ne pas tomber dans la désespérance, dans la haine, dans le désir de vengeance... 

Mon coeur me tourne vers toute cette solidarité qui se manifeste... Puisse-t-elle nous permettre de nous resserrer dans nos liens humains... Puisse-t-elle nous faire sentir à quel point nous sommes frères et soeurs en humanité...

Je veux croire qu'il me faut continuer à tourner mes yeux vers la lumière... Je choisis de regarder le beau dans mon semblable et non d'aller vers la méfiance...celle qui fermerait mon coeur... Je souhaite rester vigilante à ne pas tomber dans le piège des amalgames... 

Je suis en union de prière avec la multitude de ceux qui se lèvent partout dans notre monde, pour croire en des gestes de paix et d'amour possibles dans le quotidien de nos vies. 

Je terminerai en vous partageant cette belle prière de Saint François d'Assise :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix : 
Là où il y a de la haine, que je mette l'amour, 
Là où il y a l'offense, que je mette le pardon, 
Là où il y a la discorde, que je mette l'union, 
Là où il y a l'erreur, que je mette la vérité, 
Là où il y a le doute, que je mette la foi, 
Là où il y a le désespoir, que je mette l'espérance, 
Là où il y a les ténèbres, que je mette ta lumière, 
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

Ô Maître, que je ne cherche pas tant : 
À être consolé... qu'à consoler, 
À être compris... qu'à comprendre 
À être aimé... qu'à aimer. 

Car,
C'est en donnant... qu'on reçoit, 
C'est en s'oubliant... qu'on trouve, 
C'est en pardonnant... qu'on est pardonné, 
C'est en mourrant... qu'on ressuscite à la vie éternelle. 

Amen. 



vendredi 13 novembre 2015

Comment cesser de condamner mon futur en croyant qu'il est une répétition de mon passé...

Grâce à une amie ( merciiii à elle pour sa présence bienveillante), j'ai l'occasion de me plonger dans un évènement vécu il y a de nombreuses années... Je note la rancoeur qui m'a habitée longtemps et en essayant de l'analyser, je me rends compte que j'avais effectué une demande, d'aide certes, mais que je ne l'avais faite qu'une fois sans vérifier si mon message à mon interlocuteur, avait été reçu...

En a suivi des années d'hypothèses fausses échafaudées par mon imaginaire qui dans ce cas là, fait la fête... Il s'en donne à coeur joie !!! 

Mais quel dommage ! Surtout quelle perte d'énergie ! Depuis je vous rassure...j'ai appris et je continue d'apprendre ! 

Je reviens sur le fait de ne faire qu'une fois une demande par mail, sans vérification de la réception de celui-ci. C'est le "une fois" qui m'a interpellée... Je me suis rendue compte que je n'avais fait qu'une fois cette demande...

Cela voulait dire que j'échafaudais alors des hypothèses, uniquement dans le refus... On ne pouvait que me refuser une aide...tellement je m'étais ainsi construite... C'est là où j'hypothéquais mon futur à cause de mon passé... 

Cela signifiait que je condamnais mon futur à n'être qu'une répétition de mon passé... C'est une erreur profonde et je ne souhaite plus dans mon aujourd'hui, condamner mon futur ainsi, comme si le verdict était écrit avant que le juge n'ait entendu les jurés...

Je sais aujourd'hui qu'il me faut vérifier, ou même si cela n'est pas possible, j'ai intérêt à émettre au moins trois autres hypothèses en plus de celle qui me vient spontanément...et comme le propose Olivier Clerc dans son livre : "J'arrête de (me) juger"...en rajouter une complètement loufoque, afin de me permettre de réaliser, que c'est dans mon esprit que ces hypothèses se sont forgées... Elles n'ont souvent aucune réalité... 

Je vous souhaite un joli week-end et de ne pas oublier de vous prendre avec beaucoup de douceur... Vous le méritez ! À lundi !




jeudi 12 novembre 2015

Sensation ressentie si je quitte mes peurs...

Ce soir mes pensées ne se bousculent pas au portillon... Je vais juste vous partager une image qui m'est venue en lisant un post de Nicole Bordeleau, ce matin. 

"Que serais-je et que ferais-je si je n'écoutais pas mes peurs ?"... J'ai senti mon esprit voler librement comme le vol d'une hirondelle, léger et fluide...

Un peu comme une cage qu'on ouvre et dont l'oiseau qui était prisonnier, se précipite pour s'échapper... Une sensation physique qui m'en dit long sur la prison que certaines de mes peurs représentent... 

La prise de conscience vient pas à pas...et je reconnais et j'accepte que j'avance sans poser de jugement sur le rythme de mes avancées...

Douce nuit mes cher(e)s Ami(e)s cheminant... Je nous souhaite des rêves où nos peurs s'envoleraient comme les bulles de savons, permettant à la belle personne présente en chacun(e) de nous d'éclore librement...



mercredi 11 novembre 2015

Quand une situation se répète...c'est que la vie me la renvoie jusqu'à ce que je la remplace !

La vie m'envoie une situation de façon répétitive et autant de fois qu'il le faudra, afin de me permettre de la dépasser un jour... Ma surdité étant persistante ces derniers temps...il y a répétition ! Et oui ! 

Que me faut-il comprendre de mon propre fonctionnement, afin de pouvoir grandir et avancer ? Je vais essayer d'analyser mes émotions au cours d'une situation que je vis de manière récurrente. 

J'ai vécu un décalage entre un évènement en soi et l'émotion que j'ai alors éprouvée. Je me suis sentie confuse en ne trouvant pas sur le moment, les mots à mettre sur ce ressenti. Je me suis sentie impuissante en vivant ce que je ressentais comme un décalage entre ce qui m'était dit et le langage corporel qui m'était renvoyé... J'étais en colère contre l'autre et contre moi-même en ne réussissant pas à exprimer quoique ce soit... 

Ce que j'ai du mal à accepter c'est que je n'arrive pas à trouver les mots nécessaires afin de pouvoir m'exprimer le plus justement et le plus prêt de ce que je ressens alors...
J'ai le sentiment d'avoir à faire à une croyance qui serait de croire qu'il me faudrait trouver les mots pour dire quelque chose à ce moment là...

Et si il s'agissait de lâcher le regard de l'autre et ce que j'y mets comme interprétation ? 
C'est uniquement moi qui accorde un pouvoir à l'autre... Petit ego toujours prêt à bondir ! Ce que l'autre pense, ce que l'autre dit...ne parle que de lui... Rappel ! Rappel ! Rappel ! 

Et ma réaction n'a à voir qu'avec moi ! Elle ne parle que de moi, de ma construction, de mon histoire ! Je répète encore et encore, car comme je l'ai dit en commençant ce billet : je suis sooooouuuuurde !!! 

Allez Lady Bibi ! Je me donne de la tendresse par moi-même en me disant avec compassion...mais quel chemin parcouru pour arriver à ne plus projeter une faute quelconque à l'autre... Je me sens responsable et non victime ! Bravo ! Je comprends que je continue à avancer avec douceur et détermination... C'est bien ainsi ! 



mardi 10 novembre 2015

Lâcher le connu qui ne fait pas forcément du bien, mais que je connais, pour l'inconnu...

Grâce à une video vue dernièrement sur Facebook, je me suis rendue compte que j'avais du mal à lâcher un certain fonctionnement qui me "bouffe" une énergie négative exorbitante...si, si...à ce point...comme si j'étais attachée à lui. La peur de le lâcher pour prendre le risque de le remplacer par du nouveau qui serait bien plus agréable...Waow !!! En gros !!! Je préfère le négatif connu que le positif inconnu !!! Il est temps que Lady Bibi vienne mettre son grain de sel...afin d'inverser la vapeur ! 

En anglais prendre un risque se traduit par "take a chance"...vous savez comme dans la chanson d'ABBA, "Take a chance on me"... Cela signifie littéralement "prendre sa chance"... 

Les mots ayant leur importance, le pouvoir des mots et de l'intention qu'on y met quand on les prononce, me semble peser leur pesant d'or... Le joyau étant dans l'intention qu'on y attache... En l'occurence entre les mots "risque" et "chance", je n'ai pas besoin de faire un dessin pour expliciter les pouvoirs qu'ils envoient...

Dans le mot risque, j'y vois la nécessité d'un calcul pour ne pas trop y perdre, et dans le mot chance j'y vois tout ce que je peux y gagner... 

Et si je prenais ma chance et que j'osais sortir de ma zone de confort ? Je rappelle que celle-ci est souvent bâtie sur du négatif, sur des peurs... 

Exemple : situation de stress pour moi, dont je vous ai parlé dans un précédent billet, quand j'ai un moment de rassemblement familial (tient comme à l'occasion de noël, qui profile son bout du nez...), le connu pour moi est de tout contrôler... 

Je ne vous raconte pas...la pompe à énergie marche alors à plein régime... L'inconnu et la chance à saisir, serait de lâcher-prise...complètement inconnu pour moi... Les jumeaux "Perfection" et "Exigence" bien à leur place sur mes frêles épaules...caquetant de joyeux concert et très en accord !!! 

Prendre ma chance, serait d'appeler à la rescousse les fameux et très sympathiques "Détente" et "Y'a pas le feu au lac"... Et afin de faire peser la balance du bon côté, j'appellerai aussi leurs copains "Cool" et "Respire". 

Bon maintenant il va falloir faire le grand saut ! Allez hop ! J'y cours, j'y vole ! Et mon noël sera alors vraiment un joyeux noël... Je quitte le connu, je me jette dans les bras de l'inconnu...je me laisse surprendre par l'inattendu... Au fond je n'ai rien à perdre...donc Lady Bibi je te lance un défi ! Tu me raconteras ! À bon entendeur...



lundi 9 novembre 2015

Situation de stress... Imperfection et besoin de contrôle...

Réflexions sur l'imperfection... Les situations où je me sens en stress, sont les meilleures occasions pour moi de m'observer et de les transformer en exercices concrets pour pratiquer mes gammes... Vous savez celles de mes émotions...

En effet, j'ai eu à gérer deux situations qui créent ce type de stress chez moi : une familiale et une autre lors d'un déplacement en avion...

La situation familiale me fait toucher du doigt mon imperfection jusqu'au bout des ongles...si, si... Tout mon corps réagit ! Je tourne autour du pot et je n'ai pas encore trouvé comment m'échapper de mon propre piège.

Je comprends que comme d'hab...j'ai à faire à mon satané désir de perfection...ou ne serait-ce pas aussi, mon désir de contrôle et d'imaginaire...je veux dire par là que j'imagine une organisation familiale à l'aulne de ma toute-puissance ! Celle d'une mère lorsqu'elle vient d'avoir des enfants...mais qui n'est certainement pas obligée d'y rester, quand ceux-ci sont adultes...

Je me sens débordée, dépassée, perdue... Je suis hyper-exigeante avec moi...ne me posant pas...me vidant de ma substance... La répétition de ces situations, vient me délivrer un message, jusqu'à ce que je l'entende...et pour l'instant je suis sourde, bouchée même !!!

La deuxième situation est aussi récurrente que la première... Je m'y sens tout aussi impuissante à enclencher un nouveau scénario ! Se côtoient ma toute puissance et mon impuissance... Paradoxe total ! Les deux s'entrechoquant et jouant une belle partie de castagnettes !!! 

Pourquoi cela me fait-il penser à l'imperfection, tout simplement parce que je suis super loin d'être parfaitement à la hauteur de ces situations... Et en disant cela je me rends compte du jugement que je me porte sur ce qu'il faudrait que j'ai comme réaction !!!!

C'est le serpent qui se mord la queue ! Lâcher est la seule solution ! Ou encore accepter mes imperfections car sinon je me sens emportée dans une course folle du toujours plus de progression, ce qui en fin de compte est un puit sans fond... 

Pas facile d'être un humain en balade sur cette terre, main dans la main avec ses semblables...chacun(e) se battant avec ses propres imperfections...

Je n'ai pas fini de vous en parler...car pour l'instant je n'ai pas trouvé l'issue de sortie...